Mon résumé du Trail des Aiguilles Rouges 2020

Le Trail des Aiguilles Rouges 2020, une édition si particulière… en période sanitaire compliquée, c’est l’épreuve trail survivante de Chamonix: le Marathon du Mont-Blanc et l’UTMB ayant été annulés. Une belle opportunité, d’autant que la chance au tirage m’a cette année souri. Tout se profilait pour le mieux : en entrainement relativement sérieux même sans un objectif avec un dossard à enfiler, un passage dans la réserve naturelle des Aiguilles Rouges qui me faire tant languir sur les photos, mais la surprise est venue… du ciel ! Un redoux très soudain et un week-end de pluie se profil rimant avec neige dans la région et sur les hauteurs. Les prévisions météo s’affolent, se confirment, 10, 20, puis 40cm sont prévus sur le parcours et le vendredi soir, à deux jours du départ, les organisateurs annoncent un parcours de repli ! Bye-bye les beaux paysages uniques, le Brévent, la réserve naturelle de Passy, les lacs de Cornu et Pormenaz… au dépend d’un parcours bis dans la vallée de Chamonix, un aller et un retour, avec en paysage de la forêt, de la forêt avec un peu de forêt le tout accompagné d’un peu de forêt. Plaisir d’offrir, j’aime recevoir !

On se retrouve à 3 en famille, exprès venu de Strasbourg, 2 supporteurs, un coureur et c’est parti pour un week-end humide. Le vendredi, le samedi, comme convenu, il neige, les montagnes qui entourent Chamonix sont blanchis. Le départ est également reporté à 5h00 à la place de 04h00, on va pouvoir dormir un peu plus longtemps, c’est toujours ça de pris. La célèbre place du Triangle de l’Amitié, celle qui fait tant rêver les traileurs du monde entier est pleine de coureurs, mais c’est relativement raisonnable puisque nous sommes 600. Le départ est clément, nous rejoignons Le Tour, dans la continuité d’Argentière où la nuit y est glaciale, du givre, les routes gelées, une épaisse couche de neige c’est tellement inattendue et improbable et nous ne sommes qu’à 1500 mètres d’altitude ! C’est une ambiance de ski, hivernale, de Noël ! Au retour, le jour se lève, par-dessus les montagnes, mais les nuages vont vite effacés nos espoirs d’éclaircies. Nous continuons de longs kilomètres sur la neige, avec sa couche plus ou moins épaisse et ses pièges, en particulier sur les racines et les pierres: la prudence est quand même nécessaire ! Nous nous dirigeons assez linéairement vers les Gaillants en passant par le couloir du Brévent: il fait brumeux et il neige ! C’est jusque-là un (très incroyable) trail blanc ! J’ai les doigts endormi et douloureux par le froid, ce n’est pas très agréable.

Ce second ravitaillement fait du bien et nous attaquons la plus grosse montée de ce trail avec 600md+ étalés sur 3,5km. Ca défile assez vite, le chemin, à part un risque de glissade n’est pas spécialement technique, il n’y qu’à pousser machinalement sur les bâtons et faire travailler les cuisses et je suis en haut ! La descente sur Servoz est rapide et l’avant dernier ravitaillement est déjà devant moi. Mes supporters, toujours en joie de m’accueillir et avoir des mots réconfortants sont aussi là ! Tout se passe pour le mieux, il ne reste que 8km. Devant nous la montée la plus sèche du parcours, difficile mais abordable car assez courte: 2 petits kilomètres, suivie d’une second et dernière bosse, le speaker qui anime la ligne d’arrivée se fait entendre avec la résonance de la montagne. Je me fais encore un peu dépasser, ce qui sera d’ailleurs le fil conducteur de ce trail, nous traversons Les Houches, un tour de lac, l’arche d’arrivée se dresse devant moi, je la franchis ce trail de 52km / 3200 md+  au bout de 08h05min soit une vitesse moyenne de 6,43km/h. Je me classe 140ème sur 600 partants, pas trop mal pour un coureur qui vient de la capitale de la saucisse courir une épreuve dans la capitale du trail.

Ce TAR reste pour moi une déception car je me réjouissais tellement de découvrir cette partie du massif, mais la décision de la part des organisateurs était sans doute la plus raisonnable et la plus juste au vue de l’enneigement que l’on a rencontré à 1700m. Plus haut, ces premières neiges au caractère ludique auraient pu vite prendre une tournure désagréable, sans doute dangereuse. Un énorme bravo aux organisateurs d’avoir su si rapidement se retourner si rapidement et qui ont permis aux coureurs de faire une course sans encombre, le tout dans le froid, l’humidité et avec un respect total des règles sanitaires en vigueur.
blanc

Distance totale: 1737.91 km
Altitude maximum: 1705 m
Altitude minimum: 793 m
Denivelé total positif : 1437 m
Denivelé total négatif: -1774 m
Vitesse moyenne: 279.20 km/h
Durée totale: 06:20:20
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Author: Arnaud MICHEL

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