Le récit de mon Eiger Ultra Trail 2019 (101km, 6700md+)

8 juillet 2018, je rentre de la Suisse, Verbier précisément, tee-shirt de finisher sur les épaules avec marqué Trail de Verbier Saint-Bernard X-Traversée sur l’avant (mon récit ici) ! Sur le chemin du retour de ce week-end suisse éprouvant, je vois une affiche de pub pour le l’Ultra Trail de l’Eiger qui aura lieu la semaine après ! Immédiatement je fais une recherche sur l’épreuve et presque tout aussi instantanément, je décide d’en faire mon objectif pour l’année prochaine, 2019. Le reste de mon programme trail 2019 sera composé pour pouvoir courir cet EUT aux photos si séduisantes et au dénivelé si impressionnant. 31 octobre 2018, 12h00, c’est l’ouverture des inscriptions pour l’Eiger Ultra Trail et ses 101km pour 6700md+ dans les Alpes Bernoises, 600 dossards qui prendront preneurs en moins de 5min, avec 20 000 demandes! 600 dont moi chanceux, qui parvient à décrocher le précieux sésame de cette course qui deviendra mon objectif trail de 2019. Pas forcement une mince à faire, donc tout mon programme de 2019 tournera autour de cette course si belle mais si terrible sur le papier.

22 juin 2019, 11h00, tout juste une semaine après mon ultime trail préparatoire le Grand Trail de la Vallée des Lacs – 90km/5300 md+ – (récit ici) , course de 90km pour 5300 md+, je reprends mes entraînements  pour mon objectif trail de l’année: Le E101 de l’Eiger Ultra Trail. Sauf que ce jour là, sur un parcours que je connais plus que par coeur, je parviens à me faire une entorse plus que stupide, su une chemin presque plat, qui me vaudra dans la même journée une cheville bleu et enflée de la malléole aux doigts de pieds ! Ma préparation et peut être mon Eiger viennent de s’envoler ! Quelle déception ! En allant consulter très rapidement le docteur du sport me diagnostique également une inflammation du talus, le ponpon ! Patient, je soigne l’ensemble régulièrement, au petit soin chez le kiné qui me portera une attention particulière et réconfortante.  C’est dans ce contexte que je decide de prendre le départ de cet “EUT” seulement le mardi – la course étant le samedi – sans préparation sérieuse comme une course comme celle-là l’exige et sans certitude sur le devenir de ma cheville sur une épreuve aussi longue.

20 juillet, 2h00 du matin c’est le jour du grand départ ! Le réveil est juste après 2h00 du matin, nous sommes en Suisse en famille qui est venue m’encourager. Coureurs et supporters, pas d’exception c’est réveil nocturne pour tout le monde. Ce n’est pas simple, mais l’euphorie du départ prend très vite le dessus sur fatigue. Le départ est donné dans le coeur de la ville de Grindelwald dans une ambiance feutrée avec le speaker suisse qui harangue les coureurs ! Il fait nuit noir et les 3 premiers kilomètres se courent dans les rues de la ville, direction le fond de vallée: ce départ sur l’asphalte est idéal pour étendre le peloton mais surtout pour échauffer ma cheville boiteuse sans avoir à la solliciter directement sur un champ de cailloux. Par contre les cailloux les voici, posés sur un premier chemin relativement étroit, ils sont maintenant bien là et nous mènent vers “First” à 2107m d’altitude pour une montée relativement clémente en difficulté mais étalée sur près de 14km; les premiers supporters alignés le long des chemins ne manquent pas de nous encourager dans le pays où l’on acclame les sportifs par un surprenant “Aya hop hop hop” . Les jambes sont elles aussi réveillées et chaudes. Le soleil est levé et la luminosité du matin éclaire les neiges du sommet de l’Eiger d’une lueur rosâtr: c’est franchement agréable à observer. Nous abordons la première descente vers Bort, une descente en partir sur le macadam mais si raide qu’elle est déjà éprouvante pour les mollets et les cuisses: impossible de se laisser aller sous peine de perdre le contrôle et ne pas parvenir à s’arrêter. Nous remontons vers en le col de Fernandeshitta en repassant par une seconde fois par First et sa terrible passerelle au dessus du vide! La suite c’est le lac de Bachsee dans lequel reflète le sommet de l’Eiger, j’attendais ce passage et c’est juste formidable. Sur ce tronçon le chemin est plus technique, plus alpin, plus difficile et les panneaux “attention dangers” posés par l’organisation se multiplient. Après avoir repris des forces au ravitaillement de Bussalp dans une superbe étable spécialement réaménagée pour l’occasion nous remontons vers le sommet rond du Faulhorn qui est également le point culminant de ce trail : 2770m d’altitude avec la possibilité d’apercevoir d’un côté la vallée de Grindelwald avec son Eiger et sa JungFrau et de l’autre celle de Interlaken et son lac. La partie qui suit est tout aussi formidable: bien plus plane et clémente, on se dirige vers Schynige Platte. Ici c’est la même chose: des vues à couper le souffle, on traverse quelques plaques de neige persistante et l’endroit, bien que isolé est plus praticable, nous fait croiser un nombre important de randonneurs. C’est un peu la partie réservée aux touristes japonais, ce qui n’est pas une blague puisque nous en croiseront une multitude!

Schynige Platte est devant nous, j’ai couru 45km et suis parti depuis plus de 7h30. Il faut à présent redescendre vers la vallée, plus précisément à  Burglauenen. Je comptais sur ma relative forme de l’instant pour tenter de regagner de la vitesse moyenne mais une fois les plateaux alpins quittés, notre chemin passe dans une espèce de forêt infernale sans dessus ni dessous ! Les chemins ne ressemblent à rien, des racines, des escaliers, des roches, des escaliers, des pièges partout: pas moyens d’avancer rapidement au risque de se tordre le cou: c’est assez crispant… je mets finalement plus de 1h30min à descendre les 1100m de dénivelé. En bas dans la vallée, il est presque 13h00,  il fait chaud, et après avoir repris des forces, il faut attaquer la seconde partie de cette Eiger Ultra Trail en allant se balader sur l’autre versant de la montagne, justement celui au pied du mythique Eiger. Pour cela le parcours nous fait passer par la ville de Wengen sur un chemin principalement montant et forestier d’une dizaine de kilomètres que j’aborde avec une forme relative. Arrivée à Wengen et son ravitalement, il faut attaquer la montée la plus sèche et la plus longue de l’EUT: l’objectif est de remonter sur les verts plateaux, à Männlichen très précisément sur un sentier de 4.5km pour un gain d’altitude de 1000m: c’est sous le soleil de l’après-midi, c’est éprouvant, les quelques coureurs avec qui je suis engagé dans cet enfer s’arrêtent sur le côté, s’allongent dans l’herbe pour récupérer et reprendre des forces. De mon côté je me fais dépasser par un escargot qui semblait ne pas être content de ma vitesse moyenne de 2.9km/h sur l’ensemble de l’ascension; au bout de 1h30 de poussée de bâtons acharnée, je rejoins ma famille tout juste montée en téléphérique (la chance!) venue m’apporter un indispensable soutient!

S’en suit alors une surprenante averse de grêle nous rappelant que la montagne peut être rapidement changeante et avec le vent qui l’accompagne et la température qui jusque là était clémente avec nous s’effondre ! La bonne nouvelle c’est que malgré les douleurs aux mollets, aux jambes, aux pieds indissociables à ce type d’effort, ma cheville tient plutôt bien! C’est par le cou du pied que des alertes intermittentes vont arriver, mais heureusement pas forcément suffisamment handicapantes pour envisager un arrêt. A l’inverse, la météo et la montée courte mais compliquée sur les chaumes du Lauberhornschulter, puis ensuite le faux plat menant au Kleine Scheideeg (77ème kilomètre) vont avoir raison de mon moral: je n’avance plus, chaque pas est un supplice et malgré les paysages hors normes, tout m’énerve! Dans mon évolution j’assiste quand même à un spectacle incroyable: le détachement d’une grosse partie d’un glacier qui va se fracasser sur une roche située plus bas ! C’est visuellement très impressionnant et le bruit qui vient rompre l’isolement et accompagne cette chute tout autant ! Je prends vraiment le temps pour moi au ravitaillement du Kleine Scheidegg, les bénévoles me demandent si ça va, je pense qu’ils ont su lire la détresse sur mon visage: la tragédie du dossard 512 a manqué de peu de se rebaptiser celle du dossard 510. Le spectre de l’abandon est envisagé mais il ne reste que 23km avant l’arrivée et corporellement tout se passe à peu prêt bien, ce serait trop dommage de s’arrêter là. Chose que je fais jamais, mais jamais jamais,  je mets mes écouteurs pour me changer les idées, M en montée, mon pote Renaud qui chante “Fatigué” (moi aussi) et U2 qui me transcende sur le live du Vertigo Tour dans la descente qui s’en suit et je suis transporté ! Ca va soudainement bien mieux et au moment d’attaquer l’ultime grosse descente dans la vallée, je sais que je finirai ce trail; d’autant que fouler ces chemins à la frontière d’un site classé au patrimoine mondiale de l’Unesco ne peut que donner des ailes !

La nuit s’installe et la partie final se passant dans la forêt, il faut ressortir la frontale; je reste quand même surpris par la dernière montée de presque 6km, mais j’ai retrouvé la pleine possession de mes moyens, donc la toute dernière grimpette au pied des falaises de Pfingstegg se passe plutôt pas mal ! Il faut maintenant descendre rejoindre Grindelwald et en rentrant dans la ville des dizaines de supporters sont jonchés le long de la route ! C’est un formidable moment pour un anonyme du peloton comme moi, ils me tendent la main pour que je tape dedans, les gens sur les terrasses, les balcons m’encouragent… le village du trail et son arche d’arrivée sont là !

20juillet, 22h53, je franchis la ligne après 18h53min d’effort à une 151ème place sur 600 dossards et environ 500 arrivants. Presque un miracle au vue de la préparation totalement tronquée par mon pied boiteux ! Fin de l’aventure, avec le sourire et les courbatures !

Me voilà finisher d’un trail réputé à juste titre comme étant costaud après presque 19h00 sur le circuit. Pas forcément toujours technique mais ses presque 7000 m de dénivelé positif rendent la tâche particulièrement difficile: “only up and down” comme me l’a si bien dit un coureur avec qui j’ai pu faire quelques foulées ! Le décors n’est pas à mettre en avant: des chaumes des alpes bernoises, aux foulées au pied de l’impressionnante face nord l’Eiger et ses glaciers c’est vraiment un terrain de jeu pour les traileurs du monde entier, pas surprenant que près de 70 nations y soient représentés ! Evidemment, merci, merci et encore merci à mes 3 supporters qui ont voyagé toute la journée à travers la vallée de Grindelwald pour me soutenir en me redonner du baume au coeur, sans qui je ne serai sans doute pas reparti au 3/4 de la course tant je n’avançais plus. Une mention spéciale à l’organisation parfaite et aux bénévoles totalement dévoués aux coureurs sur chaque  ravitaillement. Un pour finir, un gros merci à Tugdual, kinésithérapeute du Centre Medico Sportif de la Meinau à Strasbourg qui a su comprendre tout l’intérêt qu’avait pour moi cette course et qui en 4 semaines m’a permis de me rétablir de mon entorse !

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La vidéo du parcours:

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La trace GPX du parcours:

Distance totale: 99.61 km
Altitude maximum: 2670 m
Altitude minimum: 931 m
Denivelé total positif : 6555 m
Denivelé total négatif: -6543 m
Vitesse moyenne: 7.03 km/h
Durée totale: 18:53:23
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Die Geschichte meines Eiger Ultra Trail 2019 (101km, 6700md +)

8. Juli 2018, kehrte ich aus der Schweiz, Verbier speziell Shirt Finisher auf den Schultern mit markierten Trail Verbier St-Bernard X-Kreuzung auf der Vorderseite (meine Geschichte hier)! Auf dem Rückweg von diesem anstrengenden Schweizer Wochenende sehe ich ein Werbeplakat für den Eiger Ultra Trail, der in der darauffolgenden Woche stattfinden wird! Ab sofort suche ich auf den Test und fast so sofort, entschied ich mich zu meinem Ziel für das nächste Jahr, 2019 den Rest meines 2019 Programm Spur in der Lage sein laufen diese Option, wenn die EUT und attraktive Bilder bestehen Die Höhe so beeindruckend.

Der 31. Oktober 2018, 12:00 Uhr, ist die Eröffnung der Anmeldungen für den Eiger Ultra Trail und seine 101 km für über 6700 m in den Berner Alpen. 600 Startnummern, die mit 20 000 Anfragen in weniger als 5 Minuten abgeholt werden können! 600 davon haben Glück, dass ich den kostbaren Sesam dieses Rennens erhalte, der mein Ziel für 2019 sein wird. Nicht unbedingt eine dünne Aufgabe, also wird mein gesamtes Programm für 2019 dieses Rennen so schön, aber so schrecklich auf dem Papier drehen.

22. Juni 2019, 11:00 Uhr, nur eine Woche nach meiner letzten Trailvorbereitung, dem Grand Trail des Valley of the Lakes – 90 km / 5300+ – (Geschichte hier), 90 km Rennen um 5300+, setze ich mein Training für meinen Zieltrail von fort das Jahr: Der E101 des Eiger Ultra Trail. Außer dass ich an diesem Tag auf einem Kurs, den ich mehr als auswendig kenne, mehr als blöd verstauche, auf einem fast ebenen Weg, der noch am selben Tag einen knöchelblauen und geschwollenen Knöchel zu wert sein wird Zehen! Meine Vorbereitung und vielleicht mein Eiger sind gerade geflogen! Was für eine Enttäuschung! Sehr schnell zum Arzt gehen, der Sportarzt diagnostizierte auch eine Entzündung der Piste, Ponpon! Geduldig, ich passe alle regelmäßig auf, die kleine Sorge am physio, die mir besondere Aufmerksamkeit schenkt und tröstet. Es ist in diesem Zusammenhang, dass ich nur am Dienstag, den Start dieser „TME“ nehmen entschieden – das Rennen ist am Samstag – ohne ernsthafte Vorbereitung als ein Rennen wie dies erfordert und keine Gewissheit über die Zukunft meines Knöchel auf einem Test so lange.

Der 20. Juli, 2 Uhr morgens, ist der Tag der großen Abreise! Der Wecker ist kurz nach 2 Uhr morgens, wir sind in der Schweiz mit Familie, die gekommen ist, um mich zu ermutigen. Läufer und Unterstützer, keine Ausnahme, es ist ein Nachtalarm für alle. Es ist nicht einfach, aber die Begeisterung über den Start lässt schnell nach. Der Start findet im Herzen der Stadt Grindelwald in gemütlicher Atmosphäre mit dem Schweizer Redner statt, der die Läufer anspricht! Es ist dunkle Nacht und der erste 3-Kilometer-Lauf durch die Straßen der Stadt, in Richtung Ende des Tals, die auf Asphalt ausgehend zur Verlängerung der Packung ideal ist, aber vor allem meinen lahm Knöchel zu erwärmen, ohne direkt anwenden zu müssen ein Feld von Kieseln. Wie gegen die Steine ​​hier, auf einem ersten relativ schmalen Weg ruht, sind sie nun da und führen uns zu „First“ auf 2107m über dem Meeresspiegel für einen relativ milden Anstieg der Schwierigkeit aber über fast 14km verbreiten; Die ersten Unterstützer, die sich auf den Pfaden aufgereiht haben, versäumen es nicht, uns in dem Land zu ermutigen, in dem wir die Sportler mit einem überraschenden “Aya hop hop hop” anfeuern. Die Beine sind auch wach und warm. Die Sonne geht auf und die Helligkeit des Morgens beleuchtet den Schnee von der Spitze des Eigers mit einem rosafarbenen Schimmer: Offen gesagt ist es angenehm zu beobachten. Wir nähern wir den ersten Lauf auf Bort, eine Abfahrt vom Asphalt aber so steil, dass es für Kälber schon stressig ist und Oberschenkel: Kann nicht zulassen Kontrolle gehen oder verlieren und nicht stoppen . Wir kehren zum Fernandeshitta-Pass zurück und überqueren erneut First und seine schreckliche Fußgängerbrücke über die Leere! Im Anschluss ist der Bachsee, in dem sich der Gipfel des Eigers spiegelt, ich habe auf diese Passage gewartet und es ist einfach toll. Auf dieser Strecke ist der Weg technischer, alpiner, schwieriger und die von der Organisation ausgehenden “Aufmerksamkeitsgefahren” mehren sich. Nachdem wir uns auf der Bussalp in einer schönen Scheune gestärkt haben, die speziell für diesen Anlass eingerichtet wurde, kehren wir zum runden Gipfel des Faulhorns zurück, der auch der höchste Punkt dieses Weges ist: 2770 m über dem Meeresspiegel das Grindelwaldtal mit seinem Eiger und JungFrau und das Interlaken mit seinem See. Der nächste Teil ist genauso beeindruckend: Viel flacher und nachsichtiger geht es in Richtung Schynige Platte. Hier ist das Gleiche: Atemberaubende Aussichten, wir überqueren ein paar Flecken von hartnäckigem Schnee und der Ort ist zwar abgelegener, aber wir überqueren eine große Anzahl von Wanderern. Dies ist ein bisschen von japanischen Touristen, was kein Witz ist, denn wir werden uns sehr treffen!

Schynige Platte ist vor uns, ich bin 45km gelaufen und bin mehr als 7h30 abgereist. Wir müssen jetzt ins Tal hinunter, genauer gesagt nach Burglauenen. Ich zählte auf meine momentane relative Form, um zu versuchen, die Durchschnittsgeschwindigkeit wiederzugewinnen, aber sobald die alpinen Hochebenen verlassen waren, verlief unser Weg in einer Art höllischen Wald ohne Gipfel oder Boden! Die Straßen sehen aus wie nichts, Wurzeln, Treppen, Felsen, Treppen, Fallen überall: keine Mittel auf der Gefahr schnell zu bewegen, um den Hals verdrehen genug clenching ist … ich endlich zu 1h30min gestülpt Steigen Sie den Höhenunterschied von 1100 m ab. Unten im Tal, ist es fast 13.00 Uhr, es ist heiß, und wieder Festigkeit, müssen wir den zweiten Teil der Ultra Trail Eiger geht um auf der anderen Seite des Berges, nur einen Fuß angehen vom mythischen Eiger. Dazu führt uns die Route durch die Stadt Wengen auf einem überwiegend zehn Kilometer langen Waldweg, den ich mit einer relativen Form anreise. Ankunft in Wengen und ravitalement müssen den trockensten Aufstieg und die längste des Prüflings Adresse: Ziel ist es auf der grünen Schalen setzen genau auf einem 4,5km Weg für einen Gewinn von der Männlichen 1000m Höhe: Es ist unter der Nachmittagssonne, es wird versucht, die wenigen Reiter, mit denen ich mich in dieser Hölle beschäftige, nebenbei anzuhalten, im Gras zu liegen und sich zu erholen wieder zu Kräften kommen. Auf meiner Seite überholt mich eine Schnecke, die mit meiner Durchschnittsgeschwindigkeit von 2,9 km / h auf dem ganzen Aufstieg nicht zufrieden zu sein schien; nach 1h30 Schubstöcken geselle ich mich heftig zu meiner gerade montierten Familienseilbahn (die Chance!) Komm bring mir eine unverzichtbare Stütze!

Dann folgt ein überraschender Hagelschauer, der uns daran erinnert, dass sich der Berg schnell ändern kann und mit dem Wind, der ihn begleitet, und der Temperatur, die bis dahin bei uns mild war, zusammenbricht! Die gute Nachricht ist, dass mein Knöchel trotz der Schmerzen in den Waden, Beinen und Füßen, die für diese Art von Anstrengung untrennbar sind, ziemlich gut ist! Es ist am Nacken des Fußes, dass intermittierende Warnungen eintreffen, aber zum Glück nicht unbedingt genug deaktiviert, um einen Stopp in Betracht zu ziehen. Umgekehrt sind das Wetter und der kurze, aber komplizierte Aufstieg auf den Stoppeln des Lauberhornschulter, dann die falsche Ebene zum Kleinen Scheideeg (77. Kilometer) der Grund für meine Moral: Ich bewege mich nicht mehr vorwärts, jeder Schritt ist eine Qual und trotz der außergewöhnlichen landschaft nervt mich alles! In meiner Entwicklung erlebe ich immer noch eine unglaubliche Show: das Ablösen eines großen Teils eines Gletschers, der auf einem tiefer gelegenen Felsen zerschlagen wird! Es ist optisch sehr beeindruckend und das Geräusch, das die Isolation durchbricht und diesen Herbst genauso begleitet! Ich nehme mir wirklich die Zeit, um die Kleine Scheidegg wieder aufzufüllen, die Freiwilligen fragen mich, ob es in Ordnung ist. Ich glaube, sie wussten, wie man die Bedrängnis in meinem Gesicht liest 510. Das Gespenst der Verlassenheit ist vorgesehen, aber es verbleibt nur 23 km vor der Ankunft und alles geschieht körperlich zu wenig, es wäre zu schade, um dort anzuhalten. Etwas, das ich nie tun, nie, habe ich meine Kopfhörer meine Meinung zu ändern, M bergauf, meinen Renaud Freund, „Fatigué“ (ich auch) und U2 singt, die ich die Vertigo-Tour in der Abfahrt lebt transzendiert wer folgt und ich werde transportiert! Es ist plötzlich besser und im Moment des Angriffs auf den ultimativen Abstieg ins Tal weiß ich, dass ich diesen Trail beenden werde. Zumal das Betreten dieser Wege an der Grenze eines UNESCO-Weltkulturerbes nur Flügel verleihen kann!

Die Nacht setzt ein und der letzte Teil, der im Wald geschieht, ist es notwendig, den frontalen zu verlassen; Ich bin immer noch überrascht über den letzten Anstieg von fast 6 km, aber ich habe meine Mittel voll ausgeschöpft, so dass der allerletzte Aufstieg am Fuße der Klippen von Pfingstegg ziemlich gut verläuft! Jetzt muss man nach Grindelwald runter und auf dem Weg zurück in die Stadt sind Dutzende von Anhängern auf der Straße verstreut! Dies ist eine großartige Zeit für einen anonymen Zug wie mich, sie strecken ihre Hand aus, damit ich ihn schlagen kann, die Leute auf den Terrassen, die Balkone ermutigen mich … das Trail-Dorf und sein Ankunftsbogen sind da!

20. Juli, 22:53 Uhr, nach 18h53min Anstrengung überquerte ich den 151. Platz von 600 Startern und ungefähr 500 Neulingen. Fast ein Wunder in Anbetracht der Vorbereitung, die von meinem lahmen Fuß total abgeschnitten wurde! Ende des Abenteuers mit einem Lächeln und Schmerzen!

Hier bin ich, der Finisher einer Strecke, die zu Recht nach fast 19:00 Uhr auf der Rennstrecke als stark bekannt ist. Nicht unbedingt immer technisch, aber die fast 7.000 Höhenmeter erschweren die Aufgabe besonders: “Nur rauf und runter”, wie mir ein Läufer sagte, mit dem ich ein paar Schritte machen konnte! Die Landschaft ist nicht hervorzuheben: Von den Stoppeln der Berner Alpen bis zu den Spuren am Fuße der imposanten Eigernordwand und ihrer Gletscher ist es wirklich ein Spielplatz für die Traileure der ganzen Welt, was nicht verwunderlich ist dass fast 70 Nationen vertreten sind! Natürlich, danke, danke und nochmals danke an meine 3 Fans, die den ganzen Tag durch das Grindelwaldtal gereist sind, um mich bei der Wiederherstellung meines Herzens zu unterstützen, ohne die ich wahrscheinlich nicht dem 3/4 des Grindelwaldtals überlassen werde Rennen als ich weiter fortgeschritten bin. Eine besondere Erwähnung für die perfekte Organisation und die Freiwilligen, die sich bei jeder Betankung voll und ganz den Fahrern widmen. Zum Schluss ein herzliches Dankeschön an Tugdual, Physiotherapeut des Medico Sports Center in Meinau in Straßburg, der all das Interesse verstanden hat, das mich an diesem Rennen beschäftigte und das es mir ermöglichte, mich in 4 Wochen von meiner Verstauchung zu erholen !

 

 

 The story of my Eiger Ultra Trail 2019 (101km, 6700md +)


July 8, 2018
, I come back from Switzerland, Verbier precisely, finisher t-shirt on the shoulders with marked Trail of Verbier Saint Bernard X-Crossed on the front (my story here)! On the way back from this grueling Swiss weekend, I see an ad poster for the Eiger Ultra Trail that will take place the week after! Immediately I do a research on the event and almost as instantly, I decide to make my goal for next year, 2019. The rest of my 2019 trail program will be composed to run this EUT photos so attractive and the elevation so impressive.

October 31, 2018, 12:00, is the opening of registrations for the Eiger Ultra Trail and its 101km for 6700md + in the Bernese Alps, 600 bibs that will take takers in less than 5min, with 20 000 requests! 600 of which lucky me, who manages to get the precious sesame of this race that will become my goal trail of 2019. Not necessarily a thin one to do, so all my program of 2019 will turn around this race so beautiful but so terrible on paper.

June 22, 2019, 11:00, just one week after my final trail preparation the Grand Trail of the Valley of the Lakes – 90km / 5300 + – (story here), 90km race for 5300 +, I resume my training for my goal trail of the year: The E101 of the Eiger Ultra Trail. Except that that day, on a course that I know more than by heart, I manage to sprain me more than stupid, on a path almost flat, which will be worth in the same day an ankle blue and swollen malleolus to toes ! My preparation and maybe my Eiger just flew! What a desappointment ! Going to consult very quickly the doctor of sport also diagnosed me an inflammation of the slope, ponpon! Patient, I take care of all regularly, the little care at the physio who will pay me special attention and comforting. It is in this context that I decided to take the start of this “EUT” only on Tuesday – the race being Saturday – without serious preparation as a race like this one requires and without certainty on the future of my ankle on a test so long.

July 20th, 2am is the day of the big departure! The alarm clock is just after 2:00 am, we are in Switzerland with family who came to encourage me. Runners and supporters, no exception it’s nighttime alarm for everyone. It’s not easy, but the exhilaration of the start takes over quickly on fatigue. The start is given in the heart of the city of Grindelwald in a cozy atmosphere with the Swiss speaker who harangues the runners! It is dark night and the first 3 kilometers run through the streets of the city, towards the valley bottom: this start on the asphalt is ideal to extend the pack but especially to warm my lame ankle without having to ask directly on a field of pebbles. On the other hand the pebbles are here, placed on a relatively narrow first path, they are now there and lead us to “First” at 2107m above sea level for a relatively mild rise in difficulty but spread over nearly 14km; the first supporters lined up along the paths do not fail to encourage us in the country where we cheer the sportsmen by a surprising “Aya hop hop hop”. The legs are also awake and warm. The sun is up and the brightness of the morning lights the snow from the top of the Eiger with a pinkish glow: it is frankly pleasant to watch. We approach the first descent to Bort, a descent from the macadam but so stiff that it is already trying on the calves and thighs: impossible to let go under penalty of losing control and fail to stop . We go back to the Fernandeshitta pass, crossing again by First and its terrible footbridge over the void! Following is Lake Bachsee in which reflects the summit of the Eiger, I was waiting for this passage and it’s just great. On this stretch the path is more technical, more alpine, more difficult and the signs “attention dangers” posed by the organization multiply. After regaining strength at Bussalp supplies in a beautiful barn specially refitted for the occasion we go back to the round top of the Faulhorn which is also the highest point of this trail: 2770m above sea level with the possibility to see a the Grindelwald valley with its Eiger and JungFrau and the Interlaken with its lake. The next part is just as formidable: much flatter and lenient, we head towards Schynige Platte. Here is the same thing: breathtaking views, we cross a few patches of persistent snow and the place, although isolated is more passable, we cross a large number of hikers. This is a bit of Japanese tourists, which is not a joke because we will meet a lot!​
Schynige Platte is in front of us, I ran 45km and left for more than 7h30. We now have to go down to the valley, more precisely to Burglauenen. I counted on my relative form of the moment to try to regain the average speed but once the alpine plateaux left, our path passes in a kind of infernal forest without top or bottom! The paths do not look like anything, roots, stairs, rocks, stairs, traps everywhere: no way to advance quickly at the risk of wringing your neck: it’s quite tense … I finally put more than 1h30min to descend the 1100m vertical drop. Down in the valley, it’s almost 13:00, it’s hot, and after recovering strength, you have to attack the second part of this Eiger Ultra Trail by going for a walk on the other side of the mountain, precisely the one at the foot from the mythical Eiger. For this the route takes us through the city of Wengen on a path mainly amount and forest of about ten kilometers that I approach with a relative form. Arrival in Wengen and its rejuvenation, it is necessary to attack the driest and longest rise of the EUT: the objective is to go up on the green trays, in Männlichen very precisely on a trail of 4.5km for a gain of altitude of 1000m: it is under the afternoon sun, it is trying, the few riders with whom I am engaged in this hell stop on the side, lie in the grass to recover and to regain strength. On my side I am overtaken by a snail who seemed not to be happy with my average speed of 2.9km / h on the whole climb; after 1h30 of thrust sticks fiercely, I join my family just mounted cable car (the chance!) Come bring me an indispensable support!
Then follows a surprising shower of hail reminding us that the mountain can be quickly changing and with the wind that accompanies it and the temperature that until then was mild with us collapses! The good news is that despite the pain in the calves, legs, feet inseparable to this type of effort, my ankle is pretty good! It is by the neck of the foot that intermittent alerts will arrive, but fortunately not necessarily sufficiently disabling to consider a stop. Conversely, the weather and the short but complicated climb on the stubble of the Lauberhornschulter, then the false flat leading to the Kleine Scheideeg (77th kilometer) will be the reason for my morale: I’m no longer moving forward, every step is a torment and despite the extraordinary landscapes, everything annoys me! In my evolution I still attend an incredible show: the detachment of a large part of a glacier that will smash on a rock located lower! It is visually very impressive and the noise that breaks the isolation and accompanies this fall just as much! I really take the time for me to refuel the Kleine Scheidegg, the volunteers ask me if it’s ok, I think they knew how to read the distress on my face: the tragedy of the bib 512 narrowly missed being renamed the bib number 510. The specter of abandonment is envisaged but it remains only 23km before the arrival and corporally everything is happening at little good, it would be too bad to stop there. Something I never do, but never never, I put my headphones to change my mind, M uphill, my friend Renaud who sings “Fatigué” (me too) and U2 that transcends me on the live Vertigo Tour in the descent who follows and I am transported! It is suddenly better and at the moment of attacking the ultimate big descent into the valley, I know that I will finish this trail; especially as treading these paths on the border of a UNESCO World Heritage Site can only give wings!

The night settles and the final part happening in the forest, it is necessary to leave the frontal one; I am still surprised by the last climb of almost 6km, but I found the full possession of my means, so the very last climb at the foot of the cliffs of Pfingstegg happens pretty good! Now you have to go down to Grindelwald and on your way back to the city dozens of supporters are strewn along the road! This is a great time for an anonymous platoon like me, they hold out their hand for me to hit, the people on the terraces, the balconies encourage me … the trail village and its arrival arch are there!

July 20, 22:53, I crossed the line after 18h53min of effort to a 151st place out of 600 bibs and about 500 newcomers. Almost a miracle in view of the preparation totally truncated by my lame foot! End of the adventure, with a smile and aches!

Here I am, finisher of a trail rightly known as being strong after almost 19:00 on the circuit. Not necessarily always technical but its almost 7,000 m of elevation gain make the task particularly difficult: “only up and down” as I was told a runner with whom I could make a few strides! The scenery is not to be highlighted: from the stubble of the Bernese Alps, to the footsteps at the foot of the impressive north face of the Eiger and its glaciers it is really a playground for the traileurs of the whole world, not surprising that nearly 70 nations are represented! Of course, thank you, thank you and thank you again to my 3 fans who have traveled all day through the Grindelwald valley to support me by restoring my heart, without which I probably will not be left to the 3/4 of the race as I advanced more. A special mention to the perfect organization and the volunteers totally dedicated to the riders on each refueling. Finally, a big thank you to Tugdual, physiotherapist at the Medico Sports Center of Meinau in Strasbourg who was able to understand all the interest that had for me this race and that in 4 weeks allowed me to recover from my sprain !

Author: Arnaud MICHEL

7 thoughts on “Le récit de mon Eiger Ultra Trail 2019 (101km, 6700md+)

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