Mon récit du Challenge des Seigneurs 2019

Les mois d’avril se ressemblent: direction Niederbronn pour participer à une course nature de ce gros week-end trail alsacien. L’an passé, j’avais choisi la formule classique du Grand Défi des Vosges (récit ici) qui m’avait plutôt réussi puisque j’avais fini à une correcte 19ème place sur presque 400 arrivants. Cette année je me suis engagé sur la formule Challenge des Seigneurs -73km- le samedi et Mac VI -25km-.

Concernant la première course, celle du samedi, c’est un départ nocturne – 6h00- qui est donné, dans une ambiance fraîche et brumeuse à souhait ! Comme toujours, c’est sur le stade de Niederbronn que ça se passe mais cette année une originalité me concernant… à 5h53, à 3 minutes du départ et à attendre à deux mètres de la ligne de départ, mon flexible de ma poche d’eau rompt et laisse couler le litre et demi d’eau le long de mes jambes. Catastrophe ! Cataclysme ! Poisse ! Panique ! C’est mort ! Même pas commencé et je dois déjà abandonné quand soudain me viens une idée ! Le stand Endurance Shop de Haguenau et Strasbourg dans le village du trail est déjà ouvert ! Je cours à la rencontre de son gérant que je trouve en quelques secondes. Il a bien compris ma détresse et m’annonce d’un ton certain ” tu prendras le départ”: il me sauve ma course en me proposant 2 flasques souples. Un bénévole se joint à nous pour nous aider à les déballer en remplir rapidement ! Milles fois merci à eux de m’avoir permis de pouvoir partir. Je rejoins le stade complètement vide: plus de spectateurs, plus de bénévoles, plus de coureurs, ils sont partis sans moi ! Quelque peu énervé par cette mésaventure, je me mets en tête de rattraper les autres concurrents. Et au bout de quelques minutes, ils sont devant moi, dans la première montée qui est totalement embouteillée. Je me lance alors dans une folle opération de dépassement intensif, choix plutôt fructueux puisque au check-point de Lembach, après 24km de course je pointe à une correcte 33ème place.

J’ai mis à profit mon énergie matinale mais la suite va s’avérer plus compliquée: le jour s’est levée, la brume se dissipe et le soleil se lève, les couleurs printanières sont magnifiques mais l’avant de ma cuisse droite de me fait soudainement mal et ce sans raison apparente. Je me dis que ça va passer, mais ça ne passera jamais. Ca devient compliqué me concernant et ma vitesse s’effondre dans ce trail normalement rapide. C’est compliqué d’autant que les concurrents, eux plus en forme, me dépassent par mini bus entier ! Chaque appui sur la jambe est compliqué et ce, sans jamais une foulée de répit ! Ca va être long et non, ce n’était pas long, c’était interminable !

Je regrette également de n’avoir pas pris mes bâtons qui m’auraient facilité la vie. Le spectre de l’abandon n’est pas loin mais les ravitaillements, devenus mes objectifs à atteindre se rapprochent à partir de celui de Obersteinbach… et à chaque fois ça passe dans la douleur et je tente d’atteindre le suivant. Dambach, puis celui du Wintersberg, le point culminant de ce parc régional des Vosges du Nord. Je prends un peu de temps pour reprendre des forces en m’arrêtant quelques instants mais le redémarrage sera infernal: je quitte la tour à une vitesse de …2km/h, et il reste 9km. C’est les dents serrés que je livre mes derniers efforts pour atteindre Niederbronn en  9h48min, soit une heure de plus que sur l’édition 2016, à la 93ème place sur 378 arrivants (405 partants). Kiné et glace au programme de la soirée, pour un lendemain plus heureux? Ma trace sur Movescount c’est ici.

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Le lendemain, justement, il faut rechausser pour se lancer sur la MAC VI, une épreuve de 25km pour 1050 md+. Dans ma tête je ne pars pas pour ne pas revivre mes mésaventures de la vieille, mais la cuisse va mieux. Je tente tout de même le départ avec les bâtons en me disant que ça va me décharger les jambes sauf que … les bâtons ne sont pas autorisés sur cette épreuve! C’est un autre coureur qui m’en informe alors que le départ est déjà donné et que l’on a déjà couru le tour de stade que j’avais couru seul la veille! Et là, sur le côté, venu encourager les coureurs, Laurent de Endurance Shop qui m’avait déjà sauvé la veille, je lui explique, il m’en débarrasse…mille mercis à lui une seconde fois du week-end! La course peut vraiment démarrer ! J’avance à taton pour checker mes sensations, et malgré les courbatures et une cuisse boiteuse c’est praticable. C’est un 25 km réputé rapide, mise à part dans quelques montées relativement courtes mais abruptes, tout est à peu près courable ! Un peu à l’image de hier, c’est peu technique donc les faux plats et les descentes sont abordés rapidement.

Le Col de Wolfenthal, celui de Borneberg et quelques foulées plus tard c’est déjà le Wintersberg ! Un ravitaillement express au pied de la tour avec la présence surprise de mes parents en randonnée dans le coin venus m’encourager! Je prévois de finir rapidement et les 7 derniers kilomètres, presque uniquement de la descente sont courus en un peu plus de 30 min avec une allure relativement rapide. Niederbronn est devant moi, je passe la ligne d’arrivée pour la seconde fois du week-end en 2h34min à une satisfaisante 57ème place sur 699 arrivants. Bravo à Lionel, Anthony et Stéphane tous les 3 finishers de cette MAC IV. Ma trace sur Movescount c’est ici.

Le tout mis dans la moulinette, sur le cumul des deux courses, je finis ce Challenge à la 18ème place sur 76 arrivants de ce challenge en ayant couru 12:22:28. NeXt oNe: Les Marcaires !

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Author: Arnaud MICHEL

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