Le résumé de mon Belfortrail 2016 (55km / 3000m d+)

Une nouvelle fois je ne respecte pas mon programme 2016, et une nouvelle fois je me laisse entraîner par Marc, mon porteur de gourde: cette fois-ci il parvient à m’amener sur la ligne de départ du BelforTrail. Pour moi c’est ma première fois, pour lui c’est la troisième. Il nous avertit: ce n’est pas roulant et c’est plus difficile que le trail des Marcaires (trail auquel j’ai participé deux fois, en 2014 et 2016, chaque fois dans la douleur). Un homme avertit en vaut deux.

Après une nuit dans un des hôtels les plus huppé de la région (15€ la nuit…), nous récupérons Manu, traileur alsacien qui se lance pour la première fois sur un trail long. Après les formalités de dossards et remise du cadeau on peut rejoindre la ligne de départ, frontale sur nos têtes. Le départ est à 7h00 et il fait encore nuit. Après quelques animations sympas, le speaker fait mention à la terrible et humide édition 2013 qui a tant marqué Antoine un autre copain traileur. Il est 7h00, le départ est donné: nous traversons Giromagny sous les yeux des quelques courageux qui se sont levés tôt pour nous applaudir. Après quelques centaines de mètres sur le bitume, nous traversons une forêt illuminée par une montgolfière, des ballons de baudruches lumineux et clignotants, des jongleurs et cracheurs de feu, puis nous attaquons les premières montées direction le col d’Auxelles: l’ascension et la descente abrupte qui s’en suit vers le village de Planchers-Les-Mines réveillent rapidement les muscles.

Nous sommes à présent chauds et nous n’avons pas le choix puisque nous devons déjà grimper la plus grosse montée de ce trail direction la Planche des Belles Filles à 1046m d’altitude: l’idée est de prendre 600m de dénivelé positif sur 3km: autrement dit, ça monte sévèrement. Heureusement que j’ai les bâtons pour décharger sur mes bras une partie de l’effort de mes jambes. Nous arrivons vers le premier ravitaillement en descendant sur les pistes de ski humidifiées par la brume, certains coureurs glissent, je tiens débout. Au ravitaillement Manu me rejoint, Marc est déjà loin devant. Il faut à nouveau descendre: à travers la forêt dense, je dois rallumer la lampe frontale.

Passé le village de Chauveroche nous sommes globalement au tiers de la course. Je n’arrête pas de penser aux paroles de Marc qui nous avaient averti que ce ne serait pas roulant: et ben c’est le moins que l’on puisse dire: ce n’est pas roulant du tout, c’est même par moment relativement technique. Il y a de la roche, du caillou, de la pierre, de la racine, le tout couvert de mousse et de feuilles mortes. Il faut être attentif et faire assez attention où l’on pose les pieds. A noter, une très bonne satisfaction de la tenue de mes chaussures Mizuno Wave Mujin 3: elles accrochent sur toutes les surfaces! Nous empruntons le magnifique sentier des cascades qui nous mène vers le point culminant de la course: le Ballon d’Alsace à 1248m d’altitude.

Là en-haut, il fait froid, il vente, il y a du brouillard et la pluie fait son apparition: je me ravitaille en express pour descendre au plus vite. J’ai le buff, le bonnet, les gants, mais j’ai encore froid. Concernant les paysages, il faudra revenir l’an prochain car tout est fermé! Personnellement je suis bien, je me sens bien et malgré les 5h00 de course je n’ai pas le temps long ni forcément hâte d’arriver. Je me retrouve enfin seul, sans concurrent devant et derrière et dans ma bulle je me trompe de chemin. Ce sont des randonneurs qui m’orientent rapidement sur la bonne trace… ce n’est rien par rapport à la suite: j’attends maintenant le troisième ravitaillement pour recharger ma poche d’eau et je passe à côté sans le voir malgré l’attroupement des coureurs autour des tables, la musique et les tonnelles! Je fais demi tour, je recharge les batteries et j’attaque la dernière descente. Malgré quelques petites bosses, les 10 derniers kilomètres ne sont que de la descente. Je passe devant quatre courageux joueurs de djembé qui sont dans les bois pour animer cette fin de course et je passe sous l’arche d’arrivée après 08h16min de course à une petite 179ème place sur 491 classés (et environ 550 partants).

Pour conclure, j’ai vraiment apprécié ce trail, même si tout était réuni pour que l’inverse se produise: une météo compliquée, de la difficulté, une longueur assez importante. Et non j’ai apprécié! Tellement que j’étais prêt à faire un second tour si Marc n’avait pas eu un train à prendre sur Strasbourg… C’est pour moi le trail le plus technique que j’ai pour l’heure fait dans les Vosges et malgré le dénivelé important, je ne finis pas ce trail sur les rotules (merci les bâtons et mes Mizuno Wave Mujin 3 – mon test ici– ) mais avec le sourire!  Un grand bravo à Marc qui finit une heure avant moi, et Manu, il faudra revenir l’année prochaine pour le finir, pas le choix ! Il faut également saluer ici l’organisation de ce trail avec aucun grain de sable dans les rouages ! Et pour moi, clap de fin, la saison est finie !

La trace de ma course est sur Movescount ( avec bugs de la montre…) et les résultats sont disponibles ici.

Distance totale: 52.07 km
Altitude maximum: 1260 m
Altitude minimum: 529 m
Denivelé total positif : 2989 m
Denivelé total négatif: -2785 m
Vitesse moyenne: 9.02 km/h
Durée totale: 08:02:28
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