50km du trail du Pays Welche 2016, mon résumé de course.

A peine 20 jours après l’humide Trail de la Vallée des Lacs (83km/4000m d+), le porteur de gourde alias Rowan ATKINSON et moi-même, nous nous aventurons une nouvelle fois sur les sentiers vosgiens pour courir le 50km du Trail du Pays de Welche. C’est pour nous la seconde fois que nous nous engageons sur cette épreuve, la première étant simplement celle de l’édition précédente de 2015 (mon récit est ici). L’an dernier nous avions eu chaud, cette année nous avons encore eu plus chaud, à la différence près est que l’organisme n’était plus habitué à de telles températures aux vues de la météo des mois passés. Pour l’édition 2016, mon objectif était simplement d’améliorer mon temps par rapport à 2015.

Après une nuit dans l’hôtel le plus chic de tout Colmar, à base de chaises en plastique, sommiers en planches de bois et salle de bain digne d’un toilette de TGV, nous nous réveillons vers 6h30 pour petit déjeuner en express et sauter dans nos plus beaux vêtements de trail, lavés mais pas délavés, chaussettes (presque) pas trouées. Au moment de sortir mes lunettes de sport que j’ai dû porter deux heures en cumulé, je m’aperçois que la monture est cassée et le verre se balade dans l’étui: tout commence donc pour le mieux! Après vingt petites minutes de voiture nous sommes déjà à Orbey et nous retirons les dossards respectivement le 217 pour moi, et 167 pour Rowan. Le départ est imminent, nous nous plaçons sur la ligne de départ, tout devant comme si nous voulions gagner la course! Marc se fait un petit kiffe et se place 3ème de la course et de mon côté ma Suunto se détraque au bout de 600m de course: elle m’indique avoir parcouru 4km pour une vitesse de pointe à 313km/h… je viens également de perdre les données de la montre. Pas grave, nous ne sommes pas là pour lire l’heure mais bien pour grimper et nous grimpons bien: la première bosse de 250m de d+ nous balade dans la forêt communale d’Orbey et arrivé en haut, à 931m d’altitude, nous sommes déjà bien chauds. Les coureurs s’espacent, je me trouve rapidement seul mais je dois malheureusement m’arrêter 3 fois car je ne trouve pas de ruban qui sert de balisage et ça m’angoisse franchement! Peu de temps avant j’ai aussi rappelé un autre coureur qui s’était trompé de chemin car il n’avait pas aperçu les balises parfois trop discrètes ou pas assez visibles (selon moi…) … J’attaque la première descente sur une monotrace pour rejoindre le Lac des Truites et passer devant la Ferme Auberge du Forlet. Là, comme toujours, l’endroit est idyllique, pour moi le plus beau du massif vosgien. Ce lieu resplendissant par le soleil, situé en contre bas du gazon du Faing est simplement exceptionnel de par ses couleurs, sa végétation et son ambiance… mais malheureusement il faut repartir; repartir et pas n’importe où car il faut à présent attaquer une des plus rudes montées de ce trail qui nous amène jusqu’à l’Altenkraehkopf à 1270m de hauteur. Je suis en forme, je parviens à relancer sauf que nous attaquons cette fois la plus technique des montées, celle qui nous mène à l’Observatoire Rocher Belmont. Cette montée est terrible de par son dénivelé et son type de sol, ici plus de cailloux ou de racines mais de la grosse roche pure, dure et très irrégulière, cordes et rampes sur le côté sécurisant les passants pour se tenir et éviter une terrible chute en contre bas.

La descente vers le Lac Noir est plus large mais le chemin est miné de centaines de cailloux qui empêchent de poser une seule fois le pied à plat. C’est dur, c’est technique, ça pique et pour ma part ça dépasse. Nous contournons le Lac Noir, rechargeons une nouvelle fois la poche d’eau et je rejoins les coureurs du 24km. Je descends à vive allure, j’en dépasse quelques uns jusqu’à ce que l’un d’entre eux m’indique que je me suis trompé de chemin et que les coureurs du 50km ne passent pas par là ! Déjà pris au doute de mes précédentes hésitations, je fais demi-tour et dois remonter tout ce que j’ai descendu pour rejoindre un bénévole stationné au Lac Noir qui m’annonce… que c’était bien la bonne direction ! Fin énervé contre moi-même de n’avoir pas été attentif et d’avoir écouté ce coureur qui semblait ne pas y connaitre grand chose je dois pourtant me ressaisir.

Il est environ midi, le soleil cogne à présent sévèrement et juste avant de me présenter au ravitaillement du 34ème kilomètre, je sens de l’eau ruisseler sur le bas de mon dos, un peu puis beaucoup… je comprends très rapidement que ma poche d’eau 1,5 litres de mon sac Salomon vient de se percer ! Horreur, malheur, pas possible de repartir sans eau! Les bénévoles, les mêmes que ceux de l’an passé qui m’avaient dit que Arnaud était un prénom érotique, me demandent si je me souviens d’eux. Comment vous oublier tant vous étiez sympathiques ! Et cette année, ils me proposent de mettre de l’eau dans une grande bouteille en plastique que je prends sous le bras pour aborder les 16 derniers kilomètres de ce trail. Merci à eux car sans eau, je ne me serai sûrement pas aventuré sur la suite du parcours. Je me rends vite compte que cette solution alternative est compliquée car à bout de bras la bouteille est lourde, elle glisse avec la transpiration et je suis obligé de m’arrêter pour boire au goulot! Je prends un nouveau coup au moral mais un concurrent qui comprend ma peine m’invite à ne pas abandonner et reprendre le dessus, il me dépasse mais je suis ses conseils. Il fait de plus en plus chaud et cette seconde partie se court essentiellement à découvert, sans ombre: nous ne devons pas être très loin de la trentaine de degrés. Je me dirige peu à peu vers la dernière ascension qui me mène vers la Tour de Faudé. Je repense alors à Marc qui avait pour objectif de ne pas marcher dans cette montée, pour ma part c’était impossible: je monte en marchant !  Il reste 3.5km que je parcours en 23min, la première féminine me dépasse à quelques minutes de l’arrivée. Nous apercevons de haut la ville de Orbey, son église, ses maisons mais surtout sa salle polyvalente, synonyme d’arrivée. Je franchis l’arche en 5h55min54s, en 30ème position sur 221 coureurs partant, soit… 1 seconde de moins qu’en 2015 ( 5h55min55s): objectif atteint…

Pour conclure, trail difficile car je pensais pouvoir plus largement améliorer mon chrono par rapport à l’an passé. Cela est certainement lié à la multiplication des épreuves déjà courues cette année, le 101km du Challenge des Seigneurs (résumé ici), le 55km du trail des Marcaires (résumé ici), le 30km Trail des Roches de Dabo (résumé ici), le 83km du Grand Trail de la Vallée des Lacs (résumé ici), et à force de vouloir tout faire on ne fait finalement rien de bien. Les pépins techniques (lunettes, montre, balisage, erreur, poche d’eau…) n’ont pas non plus aidé. Cela n’efface pas la sympathie de l’ensemble des bénévoles et la beauté du parcours qui pour moi, reste le plus beau trail de la région !

Un coup de gueule pour la qualité des poches d’eau Salomon, c’est la seconde qui me lâche, cette fois-ci en course, franchement critiquable quand on voit le coût des sacs!

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Les résultats du Trail du Pays Welche et du Balcon d’Orbey sur le site de SporKrono.fr

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