Mon test d’effort utile pour le trail

Ce matin, j’enfile mes basket, un short de running et un tee-shirt de sport, le summum de la classe, vestimentairement parlé, ça se situe juste avant le costume de mariage. Contrairement à mes habitudes, je ne me rends pas sur mes terres d’entraînement, mais au Nouvel Hôpital Civil de Strasbourg. Je vais bien, mais j’ai une ordonnance pour un test d’effort complet prescrit par médecine du travail pour valider mon aptitude médicale pour mon poste. Je vais surtout pouvoir profiter de cette opportunité pour connaître mon état de forme.

Nous sommes début août, il est 08h30, après quelques formalités administratives d’usage, je me rends au Service de Physiologie et d’Exploration Fonctionnelle, et plus précisément au pôle Pathologie Thoracique. Après avoir soufflé, retenu, insufflé, expiré… un certain nombre de fois à des rythmes variés dans un tube relié à un appareillage aussi inqualifiable qu’impressionnant de technologie, les conclusions sont “bilan fonctionnel normal”. Ok, merci pour l’info, next one !

Je me rends ensuite dans THE pièce de l’hôpital: un tapis de course, un vélo et du PC. On me branche une petite dizaine de capteur sur la cage thoracique et à l’oreille. Les choses sérieuses peuvent commencer, ou pas: en discutant avec la personne qui va me faire passer mon test d’effort, cette dernière s’inquiète du fait que je n’ai bu qu’un café avant de venir et je me vois offrir une brique de jus d’orange et une madeleine pour avoir des forces. Je prends donc tranquillement mon petit déjeuner devant l’équipe médicale (…) et cette fois c’est vraiment partie. On m’indique de monter sur le vélo,un cycloergomètre très précisément. Je demande pourquoi je ne peux pas réaliser le test sur le tapis: la raison donnée est que les résultats des tests sur tapis peuvent être faussés par des interférences liées aux chocs sur le sol au moment de courir; le vélo est donc visiblement plus conseillé pour un premier test d’effort. Comme pour le trail, un bon briefing: on m’annonce un test difficile, éprouvant. Ce dernier consiste à pédaler à un rythme toujours supérieur à 60 coups de pédale/ minute, sans jamais passer dessous, sans quoi le test venait à se finir. La résistance du pédalier, augmente elle par paliers progressifs toutes les minutes. Avec accord du médecin, nous faisons impasse sur l’échauffement et c’est parti. Le début ressemble plus à une promenade de santé, et cela dure quelques minutes. Sauf que ça se complique rapidement et le pédalier commence à devenir franchement dur, très dur, puis très très dur. Le personnel médical m’encourage comme le public aux bords des routes du Tour de France, je transpire, je pousse avec les bras, les abdos… mais face à la difficulté, je dois m’arrêter. Je n’ai plus de force, je suis rincé, épuisé! Le médecin me félicite, m’annonce que les résultats sont bons et qu’il n’y a pas de défaillances cardiaques détectées. C’est une bonne nouvelle pour poursuivre la pratique du trail sereinement.

A noter que le personnel qui m’a pris en charge pour le test a été particulièrement avenant et malgré la sollicitation du test d’effort, a pris le temps pour répondre à quelques questions et tenir quelques échanges. Encore merci à eux.

Mes résultats:

  • L’indice IMC – L’indice de masse corporelle est une grandeur qui permet d’estimer la corpulence d’une personne – : 21.9, corpulence normale, poids idéal.
  • SpO2 saturation pulsée en oxygène est un examen permettant de quantifier la saturation en oxygène de l’hémoglobine au niveau des capillaires sanguins- : 97%, considéré comme un niveau normal d’oxygène dans le sang
  • VO2max -volume d’oxygène maximal que le coureur peut utiliser lors d’un effort, capacité aerobie – : 64.5 ml/min/kg, soit 166% des théoriques (selon méthode WASSERMAN). C’est au-dessus de la moyenne mais loin de Kilian JORNET avec ses 90   ml/min/kg.
  • Fréquence cardiaque repos: 55 c/min
  • L’électrocardiogramme et profil tensionnel normaux.
  • La VMA n’a pas été déterminée sur ce test, mais estimation selon les tableaux de correspondances et méthodes de calculs: 18.4 km/h

Author: Arnaud MICHEL

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